SylvainThévoz: Pour le respect des travailleuses et travailleurs étranger-e-s !

Imprimer

thevoz portrait.jpgSylvainThévoz: Pour le respect des travailleuses et travailleurs étranger-e-s !

Pascal Décaillet: Europe, le salut par la frugalité

Gorgui Ndoye: «L’Onu restera le forum où nous forgeons notre futur »

Didier Bonny: « Tout Simplement Noir » : drôle et pas bête du tout

Jean-Dominique Michel: Deuxième vague ?! ”C'est difficile de rester silencieux”

John Goetelen: Le monde après la chute

Rémi Mogenet: Spinoza et l'intellect divin

 

SylvainThévoz: Pour le respect des travailleuses et travailleurs étranger-e-s ! Nazanin est née en 1991. Plus connue sous son deuxième prénom Helia, elle a vécu à Genève avec ses parents de 2000 à 2004. Elle est retournée en Iran, puis est revenue en Suisse en 2011 pour y faire des études d'infirmière à la HES-SO de Neuchâtel. Elle a reçu son diplôme en 2017. Depuis, elle a obtenu divers emplois dans son domaine professionnel, sans jamais se voir octroyer un permis de séjour. Aujourd'hui, elle est menacée d'expulsion, alors qu'elle était en première ligne durant la crise du Covid-19. Une pétition a été lancée pour que les autorités interviennent. Aujourd'hui, à Genève, il y a des centaines, des milliers d'Helia, qui renforcent notre prospérité et contribuent au bien-être de notre société. Pourtant, leur vie tient à un fil et leur précarité est grandissante. Une mise en oeuvre rigoriste de lois restrictives et une application kafkaïenne de ces dernières, menacent d'expulsion des travailleuses et travailleurs honnêtes, conduisant à de terribles et évitables drames humains. Un référendum, lancé au niveau cantonal par l'UDC et le MCG, cible dans le même esprit les plus fragiles. (...)

 

Pascal Décaillet: Europe, le salut par la frugalité Et si les "pays frugaux", qui refusent le diktat Merkel-Macron sur le gigantisme d'un emprunt, sauvaient l'Europe ? Vous avez remarqué, partout dans nos médias, la condescendance des journalistes accrédités à Bruxelles, parties prenantes de la machine, pour ces petits pays qui se permettent de résister au dogme officiel franco-allemand ? On en parle avec un sourire grinçant, on laisse entendre que le rouleau compresseur aplatira ces tentatives de sédition, on insiste sur l'énervement de Mme Merkel et M. Macron face à l'entêtement des pays qui se permettent de résister. Bref, on se place du côté des deux plus puissants, du côté du pouvoir. Mais la question est là : et si les "frugaux" incarnaient l'avenir d'une autre Europe ? Ce qu'ils rejettent, c'est l'aspect évidemment artificiel, menteur, d'un emprunt pharaonique, dont ils comprennent très bien qu'il servira les intérêts de domination interne des deux plus grands, asservira davantage les petits…


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Gorgui Ndoye: «L’Onu restera le forum où nous forgeons notre futur » Docteur en Droit international public, ancien chef de cabinet du premier Président en exercice de la nouvelle Cour pénale internationale (Cpi) à Genève, négociateur de la Suisse pour le retour de l’argent des potentats, l’ambassadeur Valentin Zellweger était, jusque-là, la voix de son pays auprès de l’Onu et des autres organisations internationales. Alors que le multilatéralisme est attaqué et que les Nations unies ont 75 ans, le représentant permanent de la Suisse a bien voulu recevoir « Le Soleil », pour éclairer le monde, avant de rejoindre son nouveau poste d’ambassadeur au Kenya, en Afrique, le «continent de l’espoir», dit-il. L’Organisation des Nations unies et la Suisse célèbrent, cette année, les 75 ans de la Charte de l’Onu. Cette dernière qui fait parfois l’objet de critiques est-elle encore nécessaire au 21ème siècle ? Que ferait-on sans elle ? Nous avons besoin de nous parler, de coopérer, de résoudre ensemble les défis mondiaux. L’Onu permet d’éviter les conflits ; elle fait la promotion du développement et des droits humains. Sans les Nations unies, nous ne serions pas là où nous en sommes aujourd’hui. (...)

 

Didier Bonny: « Tout Simplement Noir » : drôle et pas bête du tout Le titre du film est une référence au groupe de hip-hop du même nom des années 80. Pour Jean-Pierre Zadi et John Wax, les réalisateurs, « il s’agit de mettre en avant le fait que le mot « noir » peut être employé sans que cela soit honteux, c’est juste une couleur. » Le ton de ce vrai-faux documentaire est donné avec cette explication : le noir y est décliné du plus clair au plus foncé et le plus souvent de manière jubilatoire grâce à un humour utilisé dans toutes ses facettes. (...) Pour Jean-Pascal Zadi, également acteur principal, le film est né « de l’envie de faire une œuvre collégiale, drôle et porteuse d’un message. On voulait fédérer un maximum de personnalités noires autour de ce projet et avoir le plaisir de les voir s’éclater à l’écran. » (...) Et il faut bien dire que c’est le plus souvent réussi, voire excellent (...)

 

Jean-Dominique Michel: Deuxième vague ?! ”C'est difficile de rester silencieux” Nous vivons une époque formidable ! Alors que l'épidémie, selon les critères usuels en la matière, n'existe plus chez nous, le matraquage médiatique continue de plus belle. Avec des titres confinant au surréalisme comme celui-ci provenant de l'OFSP : nous vivons une stabilité dangereuse. Ah, la vache ! La perte des repères abondamment soulignée au long des mois sur ce blog semble ne pas être prête de prendre fin. La réalité est qu'il y a une augmentation mécanique de "nouveaux cas" due au fait que l'on teste de plus en plus. Mais corrélée à une baisse tout aussi significative en Europe des cas graves, des hospitalisations et des décès. L'immunité de groupe -grâce notamment à l'immunité croisée avec les autres coronavirus- semble sur le point d'être atteinte, le virus a perdu (comme il est naturel) de sa virulence à la faveur d'un processus d'adaptation à la nouvelle espèce d'hôtes que nous sommes pour lui, les indicateurs sont dans l'ensemble aussi rassurants qu'il est possible de l'être... mais il en faudrait plus pour calmer la panique chronique des autorités et de la presse. (...)

 

John Goetelen: Le monde après la chute Le roman est inspiré par la collapsologie, théorie qui prédit l’effondrement imminent et total de toute civilisation. C’est à la mode. Les occidentaux semblent avoir besoin de se faire peur. Dans le domaine, les films catastrophe ont bien préparé le terrain. L’auteuse du roman, Antoinette Rychner, s’avance donc en paysage connu et balisé. Je cite Anne Cendre: (...) Dans son dernier billet Anne Cendre résume un roman récent, Après le monde. Je n’ai pas lu le livre mais le résumé, dont je conseille la lecture ici, est explicite. J’en cite ici de courts extraits afin de situer mon propos. (...)

 

Rémi Mogenet: Spinoza et l'intellect divin (...) Spinoza avoue que son vocabulaire n'est pas approprié: alors que les mots ont été inventés à partir de ressentis, lui élabore ses concepts à partir de principes mathématiques émanant de postulats. Le premier d'entre eux est que le corps et l'esprit chercheraient d'abord à se conserver, à se perpétuer. Il en déduit ensuite les sentiments de joie et de tristesse, selon qu'on y parvient ou non. Comme le corps finit toujours par mourir, on devrait être toujours triste, selon cette logique, si l'esprit en son essence n'était pas éternel – surtout quand il raisonne selon les voies de la raison pure: il est alors en symbiose avec Dieu, et l'esprit qui raisonne logiquement aime Dieu, et Dieu l'aime, puisque le plaisir qu'on a à raisonner logiquement est divin. Cet aspect du livre de Spinoza est sympathique, poétique et mystique, et donne à son tour de l'agrément au lecteur. J'aime moi aussi la logique pure. (...)

Les commentaires sont fermés.