Marc Schindler: 750 milliards - la grande illusion

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von der leyen ue.jpgMarc Schindler: 750 milliards - la grande illusion

Jean-Noël Cuénod: Europe et plan de relance, à quand la démocratie?

Edmée Cuttat: ”Adorables” pour parents impuissants face à leurs ados en crise

Jean-Dominique Michel: Deux solutions existent, mais nous ne prenons aucun de ces chemins

Pascal Décaillet: Le Prince, l'usurier, le peuple

Vincent Strohbach: Drôle de justice !

David Frenkel: Oyez citoyens, le changement est en marche...

Marc Schindler: 750 milliards - la grande illusion Trente ans de journalisme m’ont appris qu’à l’issue d’une négociation difficile, tout le monde clame qu’il gagné. Il faut montrer à ses électeurs qu’on a durement bataillé et qu’on ne revient pas les mains vides. Il y a les champions du cocorico, comme le flamboyant Macron. Et les plus discrets, comme le rugueux premier ministre néerlandais, Mark Rutte, ou la tenace chancelière allemande, Frau Angela Merkel. Ils ont tous sauvé l’Europe et lancé un plan de relance à 750 milliards d’euros. (...) Les financiers ne croient pas aux promesses démagogiques des politiciens. Ils savent bien, selon la célèbre formule, que les crédits d’aujourd’hui sont les dettes de demain et les impôts d’après demain. Et ils se demandent à quoi les Etats vont consacrer cette pluie de milliards : à investir dans l’énergie, le numérique, la compétitivité des entreprises innovantes ou à financer les « canards boiteux », les plans sociaux et les revendications syndicales. Il faut écouter la sagesse africaine, celle du politologue guinéen Ibrahima Chérif : « On prend la dette avec le sourire et on rembourse avec le cri ».

 

Jean-Noël Cuénod: Europe et plan de relance, à quand la démocratie? (...) Récapitulons : nous avons une entité supranationale qui, en son nom, emprunte 750 milliards d’euros sur les marchés et les répartit à ses Etats-nations membres dont aucun ne dispose d’un droit de veto pour bloquer ce processus ; une amorce de taxe européenne est lancée ; les Etats membres devront respecter certaines règles dont le respect de l’Etat de droit. Ce n’est pas encore le saut qualitatif vers le fédéralisme mais l’U.E. s’en approche. Parvenu à ce stade, il sera bien malaisé de revenir en arrière. Il faudra bien un jour ou l’autre envisager une délégation de pouvoirs de type fédéral afin que les pays d’Europe disposent des forces nécessaires pour affronter les Empires chinois, russe et américain puisque ce dernier lui est devenu hostile (et cela ne date pas de Trump). Or, il n’y pas de fédéralisme sans démocratie. Lénine avait bien tenté de dessiner une architecture fédérale (largement inspirée par ses longs séjours en Suisse et son adhésion au Parti socialiste de la Confédération) à l’URSS. Mais les échelons intermédiaires, nommés par le Centre et ne faisant que d’en appliquer les décisions, n’avaient rien de commun avec les cantons helvétiques ou les Etats nord-américains. L’URSS était fédérale pour la cosmétique mais centralisatrice dans les faits. (...)


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Edmée Cuttat: ”Adorables” pour parents impuissants face à leurs ados en crise (...) Tout en délivrant un petit message déculpabilisant aux parents impuissants face à leurs ados en crise, Adorables, ixième comédie traitant des rapports difficiles entre les uns et les autres, ne brille pas par son originalité. Signée Solange Cicurel, elle frise par ailleurs l’hystérie et tombe souvent dans la caricature. On relèvera pourtant la prestation d’Elsa Zylberstein qui porte ce divertissement familial sur ses épaules. Elle se révèle plutôt convaincante en psychologue qui a choisi ce métier pour tenter d’éviter, évidemment sans succès, de répéter avec sa fille les erreurs que sa propre mère avait commises avec elle. A ses côtés Ioni Matos se débrouille mais peut mieux faire. A l’image d’un Lucien Jean-Baptiste transparent et d’un Max Boublil qui devient presque gênant en gamin de plus en plus attardé.

 

Jean-Dominique Michel: Deux solutions existent, mais nous ne prenons aucun de ces chemins Je suis très heureux de partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog un texte remarquable qu'a eu l'amabilité de me transmettre son auteur, M. Jean-Pierre Nordmann. J'ai trouvé cette analyse si rigoureuse et éclairante que cela a renforcé mon regret que les décisions publiques aient reposé pour l'essentiel sur des cercles d' "experts" issus du même moule (et par ailleurs lourdement grevés de conflits d'intérêts) au lieu de mobiliser les ressources d'intelligence et d'expertise issues d'autres milieux et en particulier de la société civile. M. Nordmann connaît évidemment fort bien son sujet puisqu'il est directeur d’un cabinet de stratégies en santé. L'analyse qu'il nous livre -et que je le remercie de m'avoir autorisé à reproduire ici- donne des clés de lecture majeures quant à la réalité des deux stratégies possibles pour faire face à l'épidémie dans une perspective de santé publique. Ce qui permet de mieux comprendre les choix, les enjeux, les risques et bénéfices escomptés mais aussi les enseignements que nous livrent déjà une première analyse rigoureuse de différentes données. (...)

 

Pascal Décaillet: Le Prince, l'usurier, le peuple (...) Partout en Europe, il faudrait alléger la fiscalité sur le travail. Et voilà qu'on va la rendre plus pesante encore. Et on crée une Ferme générale européenne pour financer les numéros d'illusion de M. Macron pour se maintenir au pouvoir. La ficelle est énorme, nul esprit lucide n'en est dupe. Nous, Suisses, demeurons glacialement distants de ce casino du mensonge. Et, au passage, allégeons d'urgence notre fiscalité sur le travail. Nous avons aussi nos classes moyennes, qui étouffent. Les gens honnêtes, qui bossent, ont trimé toute leur vie, et ne peuvent rien mettre de côté parce que l'Etat leur pique tout, ne se laisseront plus tondre très longtemps.

 

Vincent Strohbach: Drôle de justice ! (...) Résultat, les frais d’avocat de son client et les frais de justice sont donc pour celle qui a eu, apparemment, la très mauvaise idée de tenter de récupérer son argent. Quant à un éventuel et ô combien justifié recours, « ça va vous couter encore plus cher » lui a martelé le juge. Ça serait donc ça la justice ? Elle dépendrait des affinités des forces en présence et ne pas le savoir serait faire preuve de naïveté ? Je ne fréquente pas assez (voir même pas du tout) les cours de justice pour savoir s’il s’agit d’une fâcheuse exception ou si c’est la règle de perdre quand on se présente sans avocat. Quoi qu’il en soit, cette histoire m’a été racontée il y a quelques jours et elle m’est apparue tellement scandaleuse que j’ai eu besoin de l’écrire. (...)

 

David Frenkel: Oyez citoyens, le changement est en marche... Après l'incendie de la Cathédrale de Nantes, il est triste de constater que depuis le début de l'année dernière 22 églises ont subi le feu. Plusieurs tentatives incendiaires ont heureusement échouées. Le ou les coupables de la mise à feu de l’Église de Notre-Dame qui avait jeté l'émotion sur la France n'ont toujours pas étés identifiés. Cependant, l'homme reconnu comme être l'auteur de l'incendie de la Cathédrale de Sées n'a subi aucune poursuite judiciaire mais a été interné dans un hôpital psychiatrique. Faisons de l'esclandre auprès de ceux qui sont chargés d'appliquer la loi. Il est scandaleux de constater le laxisme qui entoure le phénomène visant les édifices chrétiens. (...)

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