Haykel Ezzeddine: « davidmatias365 », l’artiste qui a choisi les chantiers comme galerie d’exposition!

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haykel slogan peints philosophes.jpgHaykel Ezzeddine: « davidmatias365 », l’artiste qui a choisi les chantiers comme galerie d’exposition!

Philippe Meyer: Que cache l’actuel dialogue de sourds sur l’aviation?

Pascal Gavillet: Thibaud Agoston : «Je suis un trublion»

Sylvain Thévoz: Claquer 24 milliards pour s'envoyer en l'air dans des avions de galas ? C'est non merci!

Xavier Comtesse: L’horlogerie suisse attend la reprise désespérément

Maurice-Ruben Hayoun: Autobiographie d’un romancier

Cédric Segapelli: Joe Wilkins

arian Stepczynski: Darius, la RTS et le Journal de Genève

Haykel Ezzeddine: « davidmatias365 », l’artiste qui a choisi les chantiers comme galerie d’exposition! Depuis quelques jours, « davidmatias 365 » sévi à Genève sur les planches en bois qui couvrent les chantiers. Tantôt philosophe, tantôt réaliste, tantôt poète « davidmatias365 » casse la routine avec des aphorismes qui interpellent le piétant. A rive sur un immense panneau il a écrit: « Si tu lis ce message c’est que tu es vivant et que tu respires sois content et donne-moi un sourire », un peu plus loin dans les rues basses sur un autre support aussi grand il nous gratifie de la formule suivante: « L’art c’est la fleur du ressenti en éclosion, le faire-part du cœur transmis à l’émotion ». Et les citations se poursuivent tout au long du chantier du Boulevard des philosophes. (...)

 

Philippe Meyer: Que cache l’actuel dialogue de sourds sur l’aviation? Pourquoi une telle adversité ? L’aéronautique n’est pas le seul pollueur de la planète, et de loin pas le pire. Et internet ? Et le chauffage ? Et l’air conditionné ? Et pourtant, toutes les attaques des défenseurs déclarés de l’environnement ramènent à l’avion. Toutes les tentatives d’explication des mis en cause sont vaines. (...) Les adversaires les plus radicaux du transport aérien se trouvent chez ceux qui ont les moyens de voyager en avion et qui ne s’en sont pas privés jusque-là. Ils sont capables de comprendre des arguments factuels, mais ils n’entendent pas ceux de l’aéronautique. Le rejet est sans appel. Peut-être parce que cette industrie aéronautique incarne, à elle seule et mieux que toute autre activité, le progrès technologique qui, pour certains, est synonyme de dérèglement climatique… Mais s’il s’agit de convoquer davantage l’intelligence émotionnelle, allons-y : car l’aviation est importante d’un point de vue culturel. Voyager est un facteur d’éducation depuis les débuts de l’Histoire. C’est aussi un facteur de paix : plus on se rencontre, moins on se fait la guerre. C’est enfin un facteur de démocratie : les dictatures interdisent toujours à leurs citoyens de voyager. Alors ? Dans quelle société voulons-nous vivre ? (...)

 

Pascal Gavillet: Thibaud Agoston : «Je suis un trublion» Festivals annulés, déplacements limités. Pandémie et confinement ont eu raison de certains aspects de nos métiers. Sur mon blog, les interviews cash ont par la force des choses cessé de paraître ces derniers mois. Mais je me suis dit qu’il était temps de les reprendre, sous une forme plus ouverte, quitte parfois à utiliser les outils de la visioconférence. Pour l’humoriste Thibaud Agoston, ce ne fut pas nécessaire, puisqu’il est à Genève. Et comme ce jeune homme doué ne cesse de se faire un nom et une place de plus en plus conséquente dans le stand up et qu’il a en plus reçu cette année le prix SSA de l’humour 2020 du Nouveau talent, il devenait le client idéal pour une nouvelle interview cash. (...) Ton spectacle s’appelle Homme moderne. Mais en quoi es-tu moderne ? Je suis né en 1996. Et on est toujours le fruit de la génération à laquelle on appartient. (...)


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Sylvain Thévoz: Claquer 24 milliards pour s'envoyer en l'air dans des avions de galas ? C'est non merci! (...) La Suisse, petit pays neutre au cœur de l'Europe, entretient d'excellentes relations avec son voisinage, ne participe ni à l'OTAN ni à quelque lointaine guerre néocoloniale. Elle n'a pas besoin d'avions de galas. Par contre, elle a besoin de moyens pour lutter contre les cyberattaques, l'espionnage, le terrorisme et pour combattre la précarité grandissante de sa population. La crise du Covid-19 va pousser de nombreux pays à revoir leurs priorités. Il en est de même en Suisse. Notre modèle de défense aérienne, datant encore de la guerre froide, a fait son temps. (...) Gardons les pieds sur terre et refusons, le 27 septembre, ce caprice militariste d'un autre temps.

 

Xavier Comtesse: L’horlogerie suisse attend la reprise désespérément (...) Cependant ce que l'on doit retenir au-delà de ces chiffres... c'est que la montre suisse n'a pas été capable à l'instar de l'APPLE WATCH... de maintenir voir d'augmenter ses ventes. La principale raison est la quasi-absence d'une forte présence sur le Web et l'e-commerce. La seconde raison est la quasi-absence des suisses dans les montres connectées. Et la troisième, est la quasi-absence dans le segment jeunesse et jeune adulte (il faut savoir par exemple que majoritairement les jeunes américains ne savent pas lire l'heure analogique... alors à quoi peuvent servir les aiguilles ?). (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Autobiographie d’un romancier Ce grand auteur américain, d’origine juive,n nous quittés récemment en 2018 et avait cessé d’écrire six ans avant sa mort. C’est dire combien ce texte est important pour mieux le connaître et apprécier son œuvre. Je dirai d’emblée ici, moi qui avait recensé dans ces colonnes son fameux Good Bye Columbus, que ses démêlés avec certains dirigeants de la communauté juive des USA, ont quelque peu terni son image. Ce n’est pas le lieu de dire qui a eu tort et qui a eu raison, ce qui saute aux, c’est qu’une bonne partie des mérites littéraires de Roth ont été éclipsés par cette terrible polémique. Il est vrai que l’homme a eu une relations peu harmonieuse avec son entourage et l’environnement dans lequel il est né. On a l »impression que parfois il revendique cette capiteuse appartenance juive et d’autres fois qu’il rêve de s’en débarrasser. Cela me fait penser à un célèbre précédent au XIXe siècle en Allemagne : un poète judéo-allemand avait pris pour nom de plume Ludxig Börne afin de mieux passer dans la haute bourgeoisie allemande, et voici ce qu’il dit au sujet du regard posé sur lui : certains m’envient d’être juif, d’autres plaignent de l’être, d’autres enfin n’en parlent jamais, mais aucun, je dis bien aucun, ne veut l’oublier… (...)

 

Cédric Segapelli: Joe Wilkins Il est bien possible que Gallmeister ait couvert, avec l’ensemble de ses publications, la totalité des états américains. Mais la particularité de cette maison d’édition emblématique c’est de donner la voix, par le prisme de ce courant littéraire qu’est le « nature writing », à des auteurs méconnus aspirant à mettre en valeur la région dans laquelle ils vivent. On découvre ainsi les parcs naturels du Colorado avec Edward Abbey ou les forêts du nord de la Californie avec Gabriel Tallent ou les grandes régions de l’Ouest et plus particulièrement du Montana avec James Crumley. Il est également possible de remonter le temps et de s’attarder sur les grands épopées de ce pays qui semble toujours baigner dans la violence avec en point de mire la conquête de l’ouest qu’évoquent Bruce Holbert, Glendon Swarthout et Lance Weller qui s’est focalisé sur les affres de la guerre de Sécession et plus particulièrement sur la bataille de la Wilderness. Les éditions Gallmeister ont même réussi le tour de force de faire en sorte que ses auteurs soient davantage reconnus en France que dans leur pays d’origine à l’instar de Benjamin Whitmer et de Lance Weller dont le second ouvrage, Les Marches De l’Amérique (Gallmeister 2011) n’a été publié qu’en France. Poète, devenu romancier, Joe Wilkins, natif des Bulls Mountain dans le Montana qu’il met en lumière dans son premier roman intitulé Ces Montagnes A Jamais, fait partie de ces nouvelles voix et de ce courant particulier où le «nature writing» côtoie certains codes de la littérature noire pour mettre en scène une intrigue tournant autour de ces miliciens bien décidés à s’émanciper des carcans que leur impose un gouvernement et des autorités qu’ils ne reconnaissent plus. (...)

 

Marian Stepczynski: Darius, la RTS et le Journal de Genève (...) Qu’on se rassure. Notre institution médiatique nationale survivra au départ de ses meilleurs poulains, car il lui restera toujours le socle inébranlable du financement public. En cela, elle ne subira pas le destin funeste de la presse écrite, qui n’a pas la redevance obligatoire pour sauver les meubles. Le «Journal de Genève», qui avait d’abord snobé le jeune journaliste devenu depuis lors pilier du petit écran, a sombré, lui, dans une indifférence quasi générale, malgré ses 172 ans d’ancienneté. Dans quelques temps, on ne se souviendra même plus de son nom, pas davantage que de celui d’anciens titres («Feuille d’Avis de Lausanne», «L’Express», «L’Impartial») autrefois seigneurs incontestés de l’information dans leurs zones respectives de diffusion, bataillant ferme aujourd’hui sous de nouvelles identités, au besoin fusionnées, pour conserver leur place au soleil. (...)

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