Pascal Décaillet: Gisèle Halimi, la classe et la grâce

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gisele halimi.jpgPascal Décaillet: Gisèle Halimi, la classe et la grâce

Sylvain Thévoz: Menace et peur doivent laisser place aux preuves de solidarité

Pierre Kunz: Vive les radars acoustiques !

Claude Bonard: Le déclenchement de la Première Guerre mondiale

John Goetelen: Y a-t-il davantage de sécheresses ?

Jean-Dominique Michel: … Et l’humain dans tout ça?

Haykel Ezzeddine: Urban Art Velodrome, premières photos

Pascal Décaillet: Gisèle Halimi, la classe et la grâce (...) Habitée d'un feu intérieur, Gisèle Halimi plaidait ses causes avec un calme impressionnant. Cette femme d'exception, par l'universalisme de son engagement, qui allait de la défense des femmes opprimées à celle des peuples se libérant du joug (la Tunisie, l'Algérie), était le contraire même d'une sectaire. Chacune de ses paroles, chacune de ses phrases, respirait l'humanisme. Celui qui abolit les frontières entre les genres, entre les peuples. Au-dessus des causes, des combats, des décombres, demeure chez cette femme l'une des qualités les plus rares, le feu d'une vie forgeant la précision du verbe. Cette alchimie, sans crise ni psychodrame : juste la mise en place, à la fois rationnelle et passionnée, du combat.

 

Sylvain Thévoz: Menace et peur doivent laisser place aux preuves de solidarité (...) Il est regrettable que des réfractaires au port du masque et aux gestes barrières mettent en danger leur santé ainsi que celle des autres. On peut les blâmer, bien entendu, au nom de la responsabilité individuelle. Mais il semble également nécessaire de ne dédouaner personne et de tenir en premier lieu pour responsable l'autorité qui a contribué à la confusion ambiante. Pourquoi donc une évidence est devenue un lieu de résistance, clivant profondément notre société et pourquoi Genève porte le pompon en terme de nouvelles contaminations? Un tiers des nouveaux cas en Suisse sont genevois![2] Cela devrait inviter nos autorités à une sérieuse autocritique sur ce qui fonctionne moins bien à Genève qu'ailleurs, et à remettre l'ouvrage sur le métier. (...)

 

Pierre Kunz: Vive les radars acoustiques ! (...) Il ne s’agit ni d’exclure certains modèles de voitures et de deux-roues ni de discriminer les amoureux de l’asphalte mais bien de punir ceux qui se donnent un plaisir maladif à faire un vacarme du diable à toute heure du jour et de la nuit. L’objectif est la sanction de ceux qui nous cassent les oreilles, parce qu’ils ont maquillé leur véhicule ou parce qu’ils adorent en tirer le plus possible de décibels. Et à cette fin, il suffit d’installer des radars acoustiques en nombre suffisant. Mais pas des radars qui, comme celui installé à Genève, se prétendent « pédagogiques ». Ce qu’attendent les habitants de ce pays ce sont des radars qui enregistrent les excès de décibels, photographient les contrevenants et permettent ainsi à la police de leur adresser une contravention. Combien faudra-t-il d’années pour atteindre ce but ?


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Claude Bonard: Le déclenchement de la Première Guerre mondiale Le 21 novembre 1916, à huit heures et demie du matin, l'empereur d'Autriche et roi de Hongrie François-Joseph 1er s'éteignait à l'âge de 86 ans, après un règne de près de 68 ans. Aux yeux du public et depuis les années 1955-1956, on ne sait pas trop si il a été marié à Elisabeth de Bavière ou à Romy Schneider et sa figure bonhomme fait le délice des marchands de souvenirs viennois. Plus sérieusement, il porte une grosse part de responsabilité dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale. François-Joseph fut un monarque à poigne, hostile au libéralisme dont la vie a été marqué par les guerres et les tragédies familiales au moment où l'empire vacillait vu l'émergence des mouvements nationalistes qui annonçaient sa désintégration proche. Si il ne fut pas peiné par la mort de son neveu lors de l'attentat de Sarajevo du 28 juin 1914, il fut en revanche décidé de punir la Serbie par la force (...)

 

John Goetelen: Y a-t-il davantage de sécheresses ? (...) Aujourd’hui l’angoisse climatique occulte ce qu’il y a de naturel dans les éléments. Le journal météo guette le prochain record. On craint ouvertement les incendies de forêts. Rien de nouveau. Mais le grossissement de chaque événement naturel lié à la météo ne fait plus voir que cela, hors de toute perspective historique. On dirait que chaque sécheresse est la première, la plus longue, la plus intense, etc, etc. On n’a plus de repère sur une échelle de gravité, seule la surenchère dramatique sert de repère: « La pire sécheresse », « La sécheresse du siècle ». Et l’on voit les journalistes prendre automatiquement l’expression aujourd’hui bien connue qui politise la météo: Houlala ça va faire mal c’est le méchant réchauffement dû aux méchants capitalistes et aux masses consommantes ces salopes qui préfèrent traverser l’océan en avion low coast plutôt qu’en voilier de luxe et d’ailleurs le pire est à venir etc. Mais différentes archives ne valident pas la thèse surenchériste. (...)

 

Jean-Dominique Michel: … Et l’humain dans tout ça? Le texte que je vous propose aujourd'hui a été rédigé dans le courant du mois de mai par une médecin-psychiatre qui avait eu la générosité de me le transmettre. Elle s'y interroge à cœur et à psychisme ouverts quant à l'impact des événements sur sa profession, et l'évolution de celle-ci au cours des décennies écoulées. J'ai dans de précédents billets évoqué ce "blues des toubibs" et la maltraitance qu'il subissent, à l'intérieur et à l'extérieur de leur corporation, sous les coups de boutoir de l'instrumentalisation par des industries véreuses, de la mauvaise science (là où la vraie est bien sûr essentielle) et de toute cette bureaucratose orchestrée en tandem par les assurances et les autorités. Son auteure a préféré rester anonyme, ce qui se comprend par les temps qui courent. (...)

 

Haykel Ezzeddine: Urban Art Velodrome, premières photos L’UGS est le plus ancien club de football du canton de Genève. Son vénérable stade de Frontenex est tout autant mythique que centenaire. Il faut bien célébrer les 125 ans de l’UGS et le siècle d’existence de son stade. La jeune équipe qui préside le club, son président à 28 ans a trouvé une excellente idée. Donner à une trentaine d’artistes de tous bords l’occasion de s’exprimer autour des 350 mètres que forment son ancienne piste cyclable. Démarré il y a quelques jours le projet «URBAN ART VELODROME» connaîtra son apogée dans 2 semaines et nous présentera au mois de septembre le résultat sous forme d’un tableau géant qui formera la plus grande œuvre d’art urbain collective de Suisse. (...)

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