Gorgui Ndoye: Lutte Contre le Racisme en Suisse, ce mercredi 5 août

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gorgui ndoye aida agic noel.jpgGorgui Ndoye: Lutte Contre le Racisme en Suisse, ce mercredi 5 août

Edmée Cuttat: Le Festival de Locarno innove avec une 73e édition hybride

Pascal Décaillet: Venir au monde. Ou tenter de s'en extraire.

PIerre Kunz: Les jeunes et les ”nouvelles sexualités”

Sylvain Thévoz: Joyeux quatre août à toutes et tous !

Christian Brunier: La découverte fantastique de l’Île de Mando

Marc Schindler: Un TikTok et ça repart

François Baertschi: Le ”Point”: une ligne extrêmement à droite?

 

Gorgui Ndoye: Lutte Contre le Racisme en Suisse, ce mercredi 5 août Après les Marches, discutons et trouvons des solutions pour renforcer le vivre ensemble! Débat public ouvert à tout le monde. Le " Gingembre" de ce mercredi, 5 août 2020, 18h15 - 20H00, est co-organisé avec la maison des Associations, l'Université populaire africaine (UPAF) etc. Il s'agira de donner la parole aux Noirs notamment qui vivent en Suisse et qui subissent le racisme, le " monstre immonde" . Mieux, dire le racisme pour le dépasser. Les intervenantes et intervenants vont aussi apporter des propositions de solutions pour lutter contre le racisme. Ce n'est pas une rencontre de lamentations mais de prise de paroles responsable et d'élaboration d'outils indispensables à la lutte contre le racisme. L'objectif donc est de participer activement au meilleur "Vivre Ensemble" en Suisse et dans le monde. (...)

 

Edmée Cuttat: Le Festival de Locarno innove avec une 73e édition hybride Il est amputé de la célébrissime Piazza Grande rameutant chaque soir quelque 8000 spectateurs, et de ses autres événements majeurs, compétition officielle de longs métrages, rétrospective ou encore Semaine de la critique. Le redoutable coronavirus ne l'a pourtant pas complètement mis à terre. C'est ainsi que le Festival de Locarno a décidé, sous l’impulsion de sa directrice artistique Lili Hinstin (photo), de fêter malgré tout sa 73e édition du 5 au 15 août. Intitulée For The future Of Films, elle aura lieu majoritairement en ligne, mais aussi physiquement bien que singulièrement réduite. Une bonne idée? Les avis divergent. A voir. (...) L’édition en chair et en os, forte de 121 opus (longs et courts métrages) dans six sections, se déroulera dans trois cinémas de la ville. (...)

 

Pascal Décaillet: Venir au monde. Ou tenter de s'en extraire. Le réseau social, en soi, n'existe pas. Il ne fonctionne, pour chacun de nous, que comme miroir de ce que nous voulons bien projeter. Le héros, ça n'est pas la machine. C'est nous. La question fondamentale n'est justement pas celle du social (car ce réseau, toutes illusions bues, ne nous relie pas, il creuse les fortins individuels), mais celle de l'intensité de chacune de nos solitudes. Avec le réseau, non seulement nous vivons nos solitudes, mais nous les proclamons. Je dis "Je suis seul !", je n'en suis pas pas moins seul, mais je le dis. L'urgence première n'est pas celle du social, mais du langage. Unterwegs zur Sprache ! Le réseau n'est pas une thérapie de la solitude. D'abord, parce que cette dernière, vécue par un être de caractère, est tout, sauf une maladie. Elle n'a donc pas à être guérie. Non, le réseau est une sublimation de la solitude. (...)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


PIerre Kunz: Les jeunes et les ”nouvelles sexualités” La TSR a publié lundi sur son site une de ses pseudo-enquête habituelles sous le titre « Pourquoi les jeunes ont tant de peine face aux nouvelles sexualités ». Un reportage d’une superficialité consternante. (...) Dans une deuxième partie, les journalistes ont passé quelques coups de fils à des « expertes » dont le jugement se résume ainsi : les nouvelles technologies multiplient les difficultés pour les jeunes, l’éducation sexuelle à l’école n’est plus en adéquation avec la réalité, il faut imaginer une nouvelle manière d’enseigner la sexualité. Les experts en question se sont montrés incapables d’élever le débat et de poser un diagnostic dépassant les évidences du terrain. Forte des constats et des propos susmentionnés, une enquête journalistique digne de ce nom, sur un sujet aussi considérable, aurait au moins dû mettre deux hypothèses en discussion : (...)

 

Sylvain Thévoz: Joyeux quatre août à toutes et tous ! La médecin et éthicienne Samia Hurst-Majno rappelait en juin, dans le journal du CSP, que :"chacun à dû consentir des efforts en se confinant et en arrêtant de travailler, au prix pour certains de sacrifices importants. Dans ce sens, la communauté acquiert une dette envers les particuliers. Ce serait une erreur de ne pas le reconnaître". Comme ce serait une erreur, de la part de l'Etat, de chercher facilement des boucs émissaires (les jeunes, les français, les clubbers, les familles) à une situation systémique, dont la responsabilité de la gestion de crise revient à l'Etat et sa capacité de communiquer au plus juste afin d'entraîner la population à suivre ses recommandations. Si les citoyen-ne-s ont des droits et des devoirs, l'Etat possède lui la force de loi pour exiger mais surtout une nécessité de reconnaissance envers les efforts de ses citoyen-ne-s. Il serait bon que l'équilibre entre exigence et redevabilité soit trouvé, au risque d'une rupture de confiance et d'efficacité, qu'aucune démonstration de force ou menace d'amendes ne viendrait combler.

 

Christian Brunier: La découverte fantastique de l’Île de Mando « Je n’ai d’autre force que d’aimer et admirer », Albert Camus. Mando est la plus petite île du Danemark. Elle est en outre la plus splendide de la Mer des Wadden. Pour s’y rendre, nous sommes montés dans une charrette tirée par un tracteur, qui peut circuler que durant la marée basse. Dès la marée haute, la route disparaît sous les eaux, submergée. Nous parcourons près de 7 km sur cet engin. Mando possède une superficie de 7,63 km2. Son nombre d’habitant-e-s varie d’une trentaine à une septantaine. Par contre, de bien plus grandes colonies de phoques y trouvent refuge. (...)

 

Marc Schindler: Un TikTok et ça repart (...) Microsoft, dont les clients sont professionnels, dépenserait des milliards pour acheter une application qui s’adresse aux ados. Microsoft voit les choses autrement. Acheter le gâteau américain de TikTok lui permettrait d’entrer dans le marché grand public. Les fans de TikTok seront les clients de demain. Le monde de l’informatique évolue à toute vitesse. Les géants d’hier sont mangés par les dragons de demain. Qui se souvient encore des ordinateurs Amiga de Commodore, des PC Amstrad, des IBM 5150, des smartphones de Nokia ? Depuis quelques années, les géants américains ne font plus la loi chez les fabricants d’ordinateurs, de téléphones mobiles, de systèmes d’exploitation ou de consoles de jeux video. L’avenir n’est plus au hardware, le quincaillerie informatique, mais au soft, les logiciels, et au cloud, le nuage qui stocke vos données. L’explosion des techniques de communications inquiète les gouvernements et les utilisateurs : qui va utiliser les précieuses données, qui va contrôler les citoyens connectés, comment se protéger contre les pirates informatiques ? Finie, l’époque glorieuse de l’informatique sans frontières ! Aujourd’hui, tous les pays protègent leurs marchés et leurs précieux brevets. (...)

 

François Baertschi: Le ”Point”: une ligne extrêmement à droite? Hebdomadaire appartenant à un richissime milliardaire français, financé à haute dose par les contribuables français, "Le Point" fait systématiquement dans l'insulte à l'intention du MCG qu'il qualifie d'"extrême droite": C'est l'hôpital qui se fout de la charité, comme le veut la formule consacrée. Le site internet Acrimed, observatoire des médias, est élogieux à propos du "Point": L’hebdomadaire de François Pinault (6e fortune française), est un magazine de droite, libéral. Les saillies de Franz-Olivier Giesbert contre la CGT sont connues, les orientations ultra-libérales de Nicolas Baverez ont été maintes fois relevées, et les éditoriaux pour le moins conservateurs de Pierre-Antoine Delhommais ne sont ignorés par personne. Les dossiers anti-fonctionnaires et les engouements pour l’orthodoxie libérale pullulent dans chaque numéro. Un journal d’opinion, donc, marqué à droite. Très bien. Mais. (...)

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