Christophe Ebener: Qui changera la gestion du Rhône?

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barrage seujet regulation.jpgChristophe Ebener: Qui changera la gestion du Rhône?

Anne-Lise Robert-Nicoud: Aviation et Déconfinement

Marc Schindler: 6 milliards - la voix du peuple

Cédric Ségapelli: Ricardo Romero

Edouard Dommen. Naufrage et marée noire à l’île Maurice

David Frenkel: Au sommet de l'absurdité...

Christian Brunier: Abolir l’excision et valoriser le droit au plaisir

Didier Bonny: « 120 battements par minute »

 

Christophe Ebener: Qui changera la gestion du Rhône? Depuis la construction du barrage du Seujet, le Rhône est devenu un instrument de la politique industrielle des Services Industriels de Genève, qui l’utilisent pour produire un maximum de courant électrique au moment où son prix est le plus élevé. Les conséquences d’une exploitation aussi intensive sont connues, et inévitables : - variations quotidiennes et brutales des débits et des vitesses d’écoulement; - verticalisation des rives. La poursuite de ce mode de gestion interdit de facto toute tentative de rendre le Rhône compatible avec les usages sociaux que les genevois sont pourtant légitimement en droit d’attendre de leur fleuve, alors qu’ils cherchent à fuir la fournaise de leur appartement. Cette prise en otage du Rhône genevois rapporterait, en tout et pour tout, quelques millions par année. En valent-ils vraiment la peine ?

 

Anne-Lise Robert-Nicoud: Aviation et Déconfinement (...) Au-delà de l’énorme bonus santé induit par un sommeil de qualité – répondant enfin aux 8 heures minimum préconisées par l’OMS - et par une qualité de l’air grandement améliorée, le bonus environnemental autour des aéroports est, lui aussi, indéniable. Pour ne parler modestement que de Vernier, des oiseaux qui avaient déserté le couloir aéroportuaire depuis plusieurs années sont rapidement revenus et égayent de leurs chants chaque tranche de jour ; des biches ont été vues à proximité du village, dans l’axe de la piste de l’aéroport, nullement effrayées par les promeneurs, nombreux dans le secteur à profiter du calme enfin retrouvé ; les abeilles, cette année, produiront un miel certifié BIO; cela fait des années, d’ailleurs, qu’il n’avait plus été possible d’entendre d’insectes, tant il leur aurait fallu un porte-voix pour manifester leur existence. Le retour de la Nature et de ses manifestations sonores à hauteur humaine, l’ancrage humain dans un territoire qu’elles favorisent ainsi, est un garant de santé physique et mentale. Contrairement au dicton bien connu, la santé A un prix, comme nous sommes en train de le vérifier. (...)

 

Marc Schindler: 6 milliards - la voix du peuple (...) Comment voulez-vous que l’électeur suisse, qui a peut-être fait son service militaire dans l’infanterie ou qui a en été dispensé, décide en connaissance de cause ? La démocratie directe, c’est sûrement le pire système…à l’exception de tous les autres, pour paraphraser Churchill. Mais, lorsqu’on demande à l’électeur de se prononcer sur des sujets aussi complexes que la défense aérienne ou, comme le 27 septembre, sur l’initiative populaire « pour une immigration modérée », la modification de la loi sur la chasse, la modification de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct et la modification de la loi sur les allocations pour perte de gain, il ne faut pas s’étonner que le taux d’abstention atteigne des records. Tous ces problèmes concernent tout le monde - encore que, la chasse…Mais les problèmes sont si complexes et techniques que les membres du gouvernement ont de la peine à expliquer et à motiver les électeurs. Pas sûr que les députés qui ont voté au Parlement aient tout compris. Ce sont donc les lobbies et les groupes d’intérêts qui font pencher la balance. « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », disait Abraham Lincoln. C’était aux Etats-UnIs. En novembre 1863 ! La voix du peuple souverain, on a de la peine à l’entendre en 2020.


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Cédric Ségapelli: Ricardo Romero Cela fait maintenant dix ans que la maison d’éditions Asphalte publie de la littérature noire en se focalisant plus particulièrement sur les ouvrages en provenance d’Espagne et des pays d’Amérique du Sud. Nous avons pu ainsi découvrir la trilogie Santiago Quinones de Boris Quercia en nous aventurant du côté du Chili, ou les romans du brésilien Edyr Augusto qui nous entraine, à l’instar de Pssica, aux confins de la région amazonienne, ainsi que les mythiques romans de l'espagnol Carlos Zanón tels que Taxi ou J’ai Eté Johnny Thunders. On trouve également chez Asphalte un grand nombre de récits en provenance d’Argentine comme Puerto Apache de Juan Martini qui nous immergeait dans un de ces bidonvilles autogérés de Buenos Aires. A plus de 400 kilomètres de cet enfer urbain, dans le sud ouest de la province de Buenos Aires, Je Suis l’Hiver, de Ricardo Romero, est un roman policier aux connotations poétiques, voire même oniriques, se situant dans une région perdue des grandes plaines du pays qui portent le même prénom que son héros, le policier Pampa Asiain. (...)

 

Edouard Dommen. Naufrage et marée noire à l’île Maurice (...) Ce naufrage évoque deux scénarios dans un esprit tordu comme le mien. D’une part, certains rapports disent que le navire s’est échoué parce que l’Île Maurice se trouvait sur le chemin le plus court vers sa destination. Cela rappelle le naufrage en 1761 de l’Utile, frégate de la Compagnie française des Indes orientales, sur l’île que l’on nommera Tromelin par la suite. Le capitaine du navire, pressé d’atteindre sa destination, avait décidé d’ignorer les mises en garde qu’une île se trouverait sur son chemin le plus court. Lisez Les naufragés de l’Île Tromelin, d’Irène Frain, 2009. D’autre part, des membres de l’équipage du Wakashio disent qu’ils fêtaient l’anniversaire de l’un des leurs au moment de l’accident. (...)

 

David Frenkel: Au sommet de l'absurdité... Le 12 septembre prochain marquera le quinzième anniversaire de l'évacuation israélienne de la bande de gaza. Mais que s'est-il donc passé depuis ? L'Autorité palestinienne qui a pris le relais d'Israël en a été chassée en juin 2007 à l'issue d'affrontements sanglants avec le Hamas. Toutefois, les fonctionnaires sont demeurés rattachés à l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), dont le siège est à Ramallah, de laquelle ils recevaient leurs salaires. Mais hélas pour eux, depuis quelques années, et suite à des dissensions avec le Hamas, l'Autorité palestinienne a cessé de les rémunérer. L'émir du Quatar s'en charge en attendant que les deux organisations trouvent un terrain d'entente. (...) Cependant, le Qatar va cesser en septembre sa générosité. Et c'est là que nous tombons dans le kafkaïen, (...)

 

Christian Brunier: Abolir l’excision et valoriser le droit au plaisir (...) Dans les chaleurs de l’été, une heureuse nouvelle s’est glissée dans l’actualité, souvent sombre. Le Soudan a approuvé une loi interdisant l’excision. Les contrevenants sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison ferme. C’est bien la moindre des choses. C’est, pourtant, une sacrée évolution. Jusqu’à présent, le Soudan était l’un des pays d’Afrique où les mutilations génitales féminines étaient le plus pratiquées. 87% des filles et des femmes de 15 à 50 ans sont excisées. Pour la majorité, cette mutilation, assimilable à un acte de torture, était réalisée avant 11 ans et dans des conditions sanitaires catastrophiques. (...)

 

Didier Bonny: « 120 battements par minute » 1000! Cet article est le millième que je publie sur ce blog depuis août 2012, soit en moyenne une publication tous les 3 jours. Et pour passer ce cap symbolique, impossible de rêver mieux que cet heureux hasard que « m'offre » la RTS en diffusant (beaucoup trop tard à cause de sa pudibonderie habituelle) jeudi soir l'excellent « 120 battements par minute ». Quoi de mieux en effet que de publier pour cet anniversaire une critique de cinéma sur un film avec une grande portée politique? En effet, au cours de ces huit années, la majorité de mes publications avait un lien avec le cinéma ou la politique. Merci à toutes celles et ceux qui me lisent régulièrement (en moyenne 1500 visites mensuelles, je ne sais pas ce que ce nombre représente en comparaison avec d'autres blogs, mais peu importe, c'est le plaisir d'écrire qui prime) et qui me liront, du moins je l'espère! « 120 battements par minute », le titre fait référence au rythme de la house music très en vogue à l’époque, est un film qui rend hommage à ces femmes et à ces hommes qui se sont engagés avec leurs tripes pour faire avancer la lutte contre le sida. (...) Inédit. 5 étoiles. « 120 battements par minute ». RTS 1, jeudi 13 août, 23h05.

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