Olivier Perroux: Le centre culturel de Chatelaine et la loi de Wagner

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ccc by ccjvv vernier.jpgOlivier Perroux: Le centre culturel de Chatelaine et la loi de Wagner

Xavier Comtesse: En finir avec l'époque Swatch!

Pascal Décaillet: Un vrai socialiste des temps anciens !

John Goetelen: Catastrophisme, désinformation et manipulation

Didier Bonny: « Hope Gap » (« Goodbye ») : bombe familiale

Maurice-Ruben Hayoun: Léon BLum

Patricia Aline: Accord historique entre Israël et les émirats

Olivier Perroux: Le centre culturel de Chatelaine et la loi de Wagner Le projet de centre culturel de Chatelaine sur la commune de Vernier est l’objet d’un referendum pour soumettre aux voix les 10 millions de francs qu’il coûte. Les opposants à la dépense par la commune de Vernier ont quelques semaines pour convaincre assez d’habitantes et d’habitants d’organiser un vote sur le sujet. Ce dernier apparait comme une étape nécessaire, et cela pour plusieurs raisons. Si on regarde dans le rétroviseur, on se rend compte que la politique culturelle genevoise est de longue date compliquée, à cause de l’organisation politique du territoire. Des centaines de millions sont dépensés pour la culture chaque année par la très riche Ville de Genève, bien plus que par le canton. Prise à la gorge financièrement, la Ville avait tenté dès les années 1990 de faire contribuer les communes alentours et le canton à son ambitieuse politique culturelle. Arguant que le Grand Théâtre et autres sont à dimension régionale, il semblait peu logique que la ville seule en absorbe les coûts. Evidemment, la réponse fut d’abord « non », puis « si on paie, on veut décider », etc. Au final, peu de choses ont évolué, la ville étant attachée à garder le contrôle de ses institutions. Il est piquant de relever que dans le projet de Chatelaine, ce qui est mis en avant est la dimension régionale, voire nationale, du futur centre culturel, présentée comme comblant un manque en Suisse Romande, voire en Suisse. Fichtre! (...)

 

Xavier Comtesse: En finir avec l'époque Swatch! (...) Maintenant il faudrait passer à la phase dn grand "Reset". Pour cela 3 éléments comptent particulièrement : 1.- fortement diminuer les capacités de production industrielle notamment l'entrée de gamme, 2.- aller massivement vers le digital...notamment le marketing digital et donc en finir avec le papier glacé, 3.- monter en gamme ... il faut avoir le courage de totalement abandonner le bon marché. Cela veut dire en bref : EN FINIR AVEC L'ÉPOQUE SWATCH !

 

Pascal Décaillet: Un vrai socialiste des temps anciens ! (...) Cette génération de syndicalistes, qui ont connu la guerre, construit la société suisse des Trente Glorieuses, vu naître la prospérité de notre pays (eh oui, elle est beaucoup plus récente qu'on ne l'imagine), participé à l'élaboration de nos grandes assurances sociales, côtoyé des figures immenses comme Hanspeter Tschudi (socialiste, Bâle-Ville, comme Hubacher), l'homme qui vient de nous quitter, à 94 ans, en était l'un des tout derniers représentants. Aujourd’hui ? Aujourd'hui, caviar ! Les élites socialistes font partie de la tranche supérieure de la classe moyenne. Elles préfèrent souvent la morale à la politique. Elles ont - à part quelques exceptions, bien sûr - perdu le sens des rapports de forces. Elles privilégient les grands discours cosmopolites à la défense des intérêts supérieurs de la Suisse, et surtout des Suisses. Elles sont coupées du peuple, coupées des plus précaires, coupées des chômeurs, des délaissés. Helmut Hubacher, bougon et revêche, n'était pas de ce monde-là. Il surgissait d'un univers où, à gauche, la défense du peuple et de la nation avaient encore un sens.


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


John Goetelen: Catastrophisme, désinformation et manipulation Je viens d’entendre à la radio qu’Emmanuel Macron rencontrait la Chancelière Angela Merkel pour (selon le journaliste) «parler de la deuxième vague de Covid qui se répand en Europe et dont la réalité ne fait maintenant plus aucun doute». Ah, bon ! Il faudra bien un jour que la presse dite «officielle» rende des comptes. Ses choix éditorialistes qui donnent systématiquement, et sans aucun recul ni aucune analyse, un écho démesuré à toute forme de catastrophisme, non seulement la placent à des années lumières de sa fonction essentielle d’information, mais la rendent responsable de nouvelles maladies psychiques qui se répandent parmi la population plus certainement que le virus dont elle fait ses gros titres et ses choux gras. Tout journaliste suisse qui voudrait faire correctement son travail d’information devrait pour le moins préciser ceci (tous les chiffres qui suivent sont tirés des statistiques de l’OFS) : (...)

 

Didier Bonny: « Hope Gap » (« Goodbye ») : bombe familiale (...) Basé sur la vie du réalisateur William Nicholson, le film aborde le thème de la séparation d’un couple après une longue vie commune. C’est à vrai dire plutôt ennuyeux et ce en grande partie parce que le personnage d’Edward est trop effacé et que celui de Grace ne suscite aucune empathie. A tel point d’ailleurs que l’on se demande comment Edward a pu rester aussi longtemps avec elle. L’intérêt du film repose surtout sur la relation parents-enfant et les conséquences qu’elle a sur sa vie d’adulte. Et ce d’autant plus que Josh O’Connor joue avec une grande finesse le rôle de ce fils pris au milieu de la tourmente et qui ne s’en portera que mieux à son terme, à condition d’arriver à pacifier la séparation de ses parents et de prendre enfin son envol. (2 étoiles)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Léon BLum Bien que sorti du confinement, mais de retour dans la vieille maison normande et fouinant dans sa vénérable bibliothèque, je fais la découverte de ce petit livre, jauni par l’âge et qui parle d’un sujet inoubliable Un sujet qui divisa presque chaque famille française, troubla les réunions dominicales, la presse, les gouvernants, bref tout le monde.. Et ce livre n’est pas signé par n’importe qui, puisqu’il s’agit de Léon Blum, prototype de l’Israélite français classique et esprit supérieur, promis ) un brillant avenir. Le futur chef du Front populaire se saisit de sa plume pour parler d’un événement dont la violence, dit il, est comparable à celle de la Révolution… Ce qui n’est pas peu dire. (...)

 

Patricia Aline: Accord historique entre Israël et les émirats (...) Joie : de constater que les améliorations très nettes des relations diplomatiques avec des pays arabes sont possibles (je rappelle que nous n'étions pas en guerre - avec les EAU) est une joie. Et le chemin de la paix reprend avec - je l'espère - ce coup de pouce dans la bonne direction. Suspicion ? car ce que cette annonce a surprenante , l'a été aussi pour la majeure partie du gouvernement Cet accord (dont visiblement encore aujourd'hui, nous ne connaissons l'ensemble des termes) a été négocié - comme pour l'affaire des sous-marins- dans le plus grand secret, par une seule personne ( du côté israélien) Benjamin Netanyhaou. Renforcé de ce succès diplomatique, alors que : *l'économie continue de s'effondrer, * le tourisme n'a pas repris, * à la frontière sud, les ballons incendiaires sont toujours lancés depuis Gaza. (...)

Commentaires

  • Hum hum... "Catastrophisme etc" est de Pierre Béguin!
    Je reconnais que nous avons lui et moi quelques angles de vue proches.

    :-D

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