André Naef: Metin Arditi, un livre essentiel pour déchiffrer l'”Orient compliqué”

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METIN ARDITI.jpgAndré Naef: Metin Arditi, un livre essentiel pour déchiffrer l'”Orient compliqué”

Jacques-Simon Eggly: Vivre avec l’Union européenne

Vincent Aubert: Cannibale lecteur

Walter Schlechten: La nouvelle contestation, le conflit !

Alfonso Gomez: L’initiative « Zéro pertes » plus que nécessaire

Edouard Cuendet: Une initiative anachronique, anti-fédéraliste et ruineuse !

David Frenkel: La notion de ”peuple palestinien”

Patricia Aline: Manifestations en Israël !

Guy Mettan: A Grächen, les chants d’église sont gais

 

André Naef: Metin Arditi, un livre essentiel pour déchiffrer l'”Orient compliqué” Il y a plusieurs années de cela, lors d’un voyage en Turquie, j’avais rencontré une femme remarquable, qui remplissait les fonctions de consule des Etats-Unis à Adana. Parfaitement au fait des subtilités et des énigmes du Moyen et Proche-Orient, parlant couramment l’arabe, le turc et le parsi, elle était naturellement destinée à ces postes ingrats et obscurs où jamais on n’aurait l’idée d’envoyer l’un de ces political appointees, dont le seul mérite est d’avoir généreusement alimenté la caisse électorale du nouveau président. Comme je lui demandais où elle espérait poursuivre sa carrière, elle me répondit, à ma grande surprise : " En Europe occidentale. Les problèmes du Proche-Orient sont passionnants, mais insolubles. J’aimerais pour une fois travailler dans une région où les problèmes trouvent une solution". Cette rencontre m'est revenue en mémoire à la lecture du dernier roman de Metin Arditi (...)

 

Jacques-Simon Eggly: Vivre avec l’Union européenne En dépit de ce que les ténors de l’UDC répètent, la Suisse ne s’est pas construite contre l’Europe ou complètement en marge, mais avec l’Europe. Le développement des premiers cantons, quelles que fussent les péripéties militaires célébrées, s’est fait dans le cadre germanique de l’époque. Dès le quinzième siècle, la relation étroite avec la France a été déterminante. La consécration de la Neutralité,—déjà une habitude de vie pour les Suisses—, le fut en tant qu’élément du Traité européen de 1815 ; et la dite Neutralité, gage d’indépendance, fut comprise comme étant dans l’intérêt des puissances et d’un équilibre européen. La Croix- rouge internationale n’aurait pas vu le jour, ni les premières conventions, sans l’appui de Napoléon iii. Aujourd’hui, le siège dit européen de l’ONU indique une part de notre identité nationale et continentale. (...) En fait , cette Initiative résulte d’une irritation et d’une frustration. (...)


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Vincent Aubert: Cannibale lecteur (...) J’ai utilisé le terme de « cannibale lecteur ». En fait c’est justement le titre d’un livre, qui donne, dans une approche joyeuse, des notes de lectures vivifiantes, actuelles, voire mordantes. L’auteur, au niveau du look, n’aurait pas dépareillé dans un film de Visconti. Sa plume est le résultat d’innombrables heures de lecture d’auteurs dont on a un peu rapidement oublié l’existence et la pertinence. Quant à ses capacités professionnelles, elles tiennent d’un capitaine qui ne laisserait pas couler le Titanic et du financier qui dompte les crises. Il s’agit de Pascal Vandenberghe, directeur de Payot Librairie. La Compagnie des Mots, pour rompre la monotonie ambiante et rebondir avec ses soirées « rencontres avec un auteur », invite, avec culot, Pascal Vandenberghe chez lui, dans la cafétéria de Payot Rive Gauche à Genève. De sources sûres, il sera beaucoup question du livre dans tous ces états. (...)

Walter Schlechten: La nouvelle contestation, le conflit ! (...) Nous ne pouvons pas exiger plus de droits et ne pas être participatif face aux problèmes. Soit les contestataires ont un véritable projet, soit tous les partenaires forgent ensemble les solutions à travers une vision du monde différente. Une autre version de la démocratie participative, une autre vision du pouvoir, un autre monde politique, une démocratie où l’humain est simplement remis au centre de nos préoccupations, l’argent et l’économie n’en étant que des outils.

 

Alfonso Gomez: L’initiative « Zéro pertes » plus que nécessaire (...) Depuis 25 ans, les réformes fiscales successives ont très majoritairement bénéficié aux plus privilégié-e-s et aux grandes entreprises, alors même qu’ils accumulaient déjà une part croissante des richesses disponibles : baisse de 12% de l’imposition en 1999, qui a essentiellement profité aux très hauts revenus, suppression de la taxation des donations et successions en ligne directe en 2004, qui a avant tout favorisé les super-riches, bouclier fiscal en faveur des multimillionnaires en 2009 et baisse massive de l’imposition des bénéfices des grandes entreprises en 2020. Cumulées, ces réformes ont créé un manque à gagner qui dépasse aujourd’hui plus d’un milliard de francs par an pour l’Etat de Genève, C’est autant de mesures d’économies anti-sociales et de coupes dans les prestations à la population qui ont été réalisées. C’est autant de ressources qui nous manquent aujourd’hui pour faire face à la crise sociale, à la pandémie, à l’urgence climatique et à la transition écologique. (...) La crise que nous traversons rappelle l’importance vitale des services publics et des moyens dont ils disposent. (...)

 

Edouard Cuendet: Une initiative anachronique, anti-fédéraliste et ruineuse ! L’IN 172 « Zéro pertes » fait figure de fossile politique, puisqu’elle avait été lancée en 2017, suite au rejet par le peuple de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III). Depuis lors, beaucoup d’eau à coulé sous les ponts. Le 19 mai 2019, le peuple genevois a accepté à une large majorité la nouvelle mouture de cette réforme, intitulée RFFA, fruit d’un subtil compromis, tant au niveau fédéral que sur le plan cantonal. La logique aurait voulu que, par respect du résultat d’un vote démocratique, les initiants retirent l’IN 172. Mais c’était sous-estimer leur jusqu’au-boutisme. (...) Adeptes du Centralisme démocratique, les initiants s’accommodent mal du fait que tous les cantons ne partagent pas leur fringale fiscale et que certains puissent se montrer plus frugaux que Genève en matière de dépenses publiques. Par bonheur, en réclamant l’engagement du canton de Genève contre la concurrence fiscale intercantonale, l’IN 172 prêche dans le désert puisqu’une telle décision relèverait de la compétence du Parlement fédéral. (...)

 

David Frenkel: La notion de ”peuple palestinien” La notion de “peuple palestinien” est dépourvu de sérieux. Cette idée n'est qu'une ruse vicieuse pour détruire l'Etat juif. C'est ce qui ressort d'une interview que Zuheir Mohsen, dirigeant de l’OLP, a donnée en mars 1977 au journal néerlandais Trouw, et je le cite: Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un Etat palestinien n’est qu’un moyen de poursuivre notre lutte contre l’Etat d’Israël pour l’unité arabe. En réalité, il n’y a pas de différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. David Horowitz l’un des grands intellectuels conservateurs américains contemporains en fait la démonstration dans son livre intitulé "Comment le peuple palestinien fut inventé" (Éditions David Reinharc, 2011), traduit en français de sa version originale anglaise par le politologue français Guy Millière. Cet ouvrage choc est une réponse cinglante à l’essai très controversé de l’universitaire israélien Shlomo Sand (...)

 

Patricia Aline: Manifestations en Israël ! (...) Je vous livre ici les plus gros mouvements. Les manifestations rassemblent à Jerusalem plus d 30000 personnes, malgré le Corona, malgré la chaleur , il a fait plus de 40 degré à Jérusalem, une vague de chaleur s'est abattue via le HAMZIN -vent- chaud du désert- en Israël depuis quelques jours .... et surtout les arrestations. Tous n'ont qu'un seul souhait :Défendre la démocratie pour Vivre en Israël dans un pays juif et démocratique !

 

Guy Mettan: A Grächen, les chants d’église sont gais Comme celui de Saint-Nicolas la semaine dernière, le sentier de Grächen est constellé de petits autels, de crucifix et de stations de chemin de croix. Le Haut-Valais a décidément les pieds dans la foi. Une plaque funéraire posée par ses enfants signale qu’un certain Alfred Gruber, né en 1873, mort d’un accident en 1929, a érigé cet autel en 1923 à l’occasion de son cinquantième anniversaire. Elle prie le (rare) passant d’honorer ce « père très profondément aimé ». Un peu plus haut, une croix de bois brisée par les intempéries repose au bord du chemin et offre à la vénération du pèlerin un crucifix cassé comme s’il s’agissait d’une relique précieuse. Dans deux mille ans, les musées exposeront ces vestiges des croyances du XXe siècle comme ils exhibent aujourd’hui les statuettes d’argile des dieux romains. (...) Cette attention aux morts est touchante et n’a rien de morbide. Mais elle surprend dans une société qui cherche à masquer tout ce qui pourrait évoquer la mort. (...)

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