Claude Bonard: Frontex, avec mon bonjour de Varsovie

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frontex.jpgClaude Bonard: Frontex, avec mon bonjour de Varsovie

Jean-Michel Olivier: L'anachorète et le mondain

Edmée Cuttat: Isabelle Huppert s'amuse à jouer la dealeuse dans ”La Daronne”

Pascal Holenweg: Une politique anticyclique ou des collectivités publiques inutiles

Denis Berdoz: Une rentrée historique pour les tpg

John Goetelen: Arthur, Augustin, Dylan, Franck et les autres

Guy Mettan: Saas-Fee, à deux doigts de l'accident fatal

Marie-France de Meuron: Quelle relation entre une guêpe et un virus couronné?

 

Claude Bonard: Frontex, avec mon bonjour de Varsovie Selon l'analyse du Groupe de réflexion Suisse-Europe dont je partage l'analyse, l'initiative soumise au vote le 27 septembre prochain ne résout rien et complique plutôt la donne. Les accords de Schengen et de Dublin sont à mon sens les meilleurs des outils de lutte contre la criminalité importée, l’immigration sauvage et le terrorisme, n'en déplaise à bon nombre de mes amis genevois. Pour moi qui passe une partie de l'année entre Rhône et Vistule, cette conviction est d'autant plus renforcée que c'est à Varsovie que se situe le siège de FRONTEX, l''agence européenne qui oeuvre en permanence sur le terrain pour surveiller les frontières de l'UE qui s'investit sur le terrain jour après jour dans la lutte contre la criminalité transfrontalière. Une mission d'autant plus importante alors que l'Europe entière, y compris la Suisse, suit les péripéties de la crise au Bélarus. Notre prospérité genevoise et suisse a aussi pour fondement la nécessité d’être à la pointe de la recherche et de la formation. La libre circulation y contribue de manière décisive. (...)

 

Jean-Michel Olivier: L'anachorète et le mondain On se bouscule, comme chaque année, au portillon de la rentrée littéraire. Plus de 450 titres à paraître cet automne ! Et, comme chaque année, les médias se concentrent sur une petite dizaine d'auteurs, ceux qu'ils connaissent, toujours les mêmes. À ce jeu, cette année, deux livres squattent l'attention. Ils ont en commun d'être des textes à mi-chemin entre confession et roman (le livre de Raphaël Enthoven est un faux roman et les confessions de Carrère sont de fausses confessions). Et surtout d'être des livres essentiellement égotistes — où l'ego, fantasque et démesuré, occupe toute la place… (...) De ce jeu de massacre, une seule femme sort indemne : une ex, encore, mais pas n'importe laquelle, Carla Bruni, avec laquelle il a fait un enfant. (...) Il y a plusieurs manières de sortir de la dépression : la méditation, les médicaments, mais aussi l'ouverture aux autres. Dans son livre, Carrère les explore les uns après les autres, toujours en quête de cette unité, cette sérénité, cet émerveillement qui lui manquent. Mais les ténèbres ne sont jamais loin. (...)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Edmée Cuttat: Isabelle Huppert s'amuse à jouer la dealeuse dans ”La Daronne” (...) Adapté du roman éponyme d'Hannelore Cayre, le film de Jean-Paul Salomé débute de façon prometteuse. Mais souffrant d’une mise en scène plate, il ne tarde pas à pécher par son manque de rythme, de tension, d’action, de suspense. Quant à Isabelle Huppert, l’atout maître de cette comédie policière complètement centrée sur sa personne, elle semble s’amuser beaucoup dans ce rôle à contre-emploi plutôt baroque. Mais même si elle prend plaisir à lâcher les chevaux dans ce registre ludique, il lui faudrait en faire un peu plus pour nous convaincre qu’on a affaire à la grande patronne de la drogue à Belleville, se jouant à la fois des flics et de dangereux trafiquants bien déterminés à récupérer leur marchandise.

 

Pascal Holenweg: Une politique anticyclique ou des collectivités publiques inutiles (...) L'endettement ? tous les Etats en sont bientôt à plus de 100 % d'endettement par rapport à leur PIB (Le Japon en est à 300 %...). Même la Suisse ? même. Alors, c'est grave ? Eh non : les banques centrales rachètent toutes les dettes possibles pour éviter une crise de liquidités. Et maintiennent les taux d'intérêt à des niveaux tellement bas (et même parfois négatifs) que le service de la dette (les intérêts) ne coûte presque rien. Et que la dette, finalement, n'en est plus une… (...) Mener une politique (fédérale, cantonale, municipale) de gauche, c'est redistribuer les richesses accumulées des dernières années aux habitant-e-s et entreprises locales, en particulier les plus fragilisés, celles et ceux dont le revenu dépend mécaniquement de l'état de l'économie (contrairement aux retraites, aux allocations et aux aides sociales, aux salaires du secteur public). (...) Au plan fédéral, le groupe socialiste propose de se donner les moyens d'une politique anticyclique en augmentant de trois points le taux l'impôt fédéral sur le bénéfice des entreprises (que, par définition, seules les entreprises qui font du bénéfice) pour réduire la dette finançant les réponses à la crise (le PS estime à vingt milliards l'augmentation de l'endettement dur à cette réponse, et à deux milliards le produit de la hausse fiscale qu'il propose). Une mesure de gauche ? sans doute, mais pas seulement : le gouvernement britannique, celui de Boris Johnson, envisage lui aussi une hausse de l'impôt sur les sociétés. (...)

 

Denis Berdoz: Une rentrée historique pour les tpg La mise en exploitation du centre de maintenance et dépôt d’En Chardon s’est parfaitement bien déroulée à la fin du mois d’août. Si ce changement n’a pas eu d’impact visible sur le réseau des Transports publics genevois (tpg), il s’agit pourtant bien d’une évolution majeure pour l’entreprise. Il était 4h47 du matin le lundi 24 août 2020 lorsque j’ai vu le premier tramway en service sortir officiellement de notre nouveau dépôt d’En Chardon. Le véhicule a alors rejoint l’arrêt Nations, où se trouve le terminus de la ligne 15 des tpg. C’est-là que l’un de nos wattmans a démarré à 5h17, comme chaque matin de la semaine, sa première course au service de nos clients en direction de la Ville de Genève. (...)

 

John Goetelen: Arthur, Augustin, Dylan, Franck et les autres Il n’y a pas que Luane. D’autres adolescents garçons ou filles, sont agressés dans la rue ou à l’école en France. Si Luane a bénéficié d’une émotion collective très médiatisée, avec un long passage de 13 minutes à l’antenne de C8, les autres se contentent de quelques articles ou de vidéos sur le net. Alors parlons d’eux. (...) Cette petite liste n’est pas exhaustive. Filles et garçons peuvent être également bourreaux ou victimes. Les filles ne sont pas les seules victimes et les garçons ne sont pas les seuls agresseurs. Terminons avec cette séquence venue des États-Unis. Un homme âgé prend la défense de sa fille, agressée par deux jeunes femmes un peu nerveuses: (...)

 

Guy Mettan: Saas-Fee, à deux doigts de l'accident fatal (...) J’hésite à m’engager quand un jeune Allemand surgit du brouillard arrive et me montre sa trace dans la neige durcie. Quelques pierres roulent sous le pied mais la neige tient bon et je plante mes bâtons pour mieux caler les pieds. Après cinq bonnes minutes, je suis en train d’atteindre l’autre bord quand une avalanche de pierres s’abat sur le névé que je viens de franchir. Faute de savoir que faire, je m’aplatis dans la neige, à l’abri d’un gros rocher en surplomb qui m’évite d’être frappé par les pierres qui ricochent sur le flanc du ravin. Un gros pavé s’écrase à un mètre de mon bras. Après quelques minutes, le couloir replonge dans le silence et l’incident se termine par plus de peur que de mal. Mais à quelques secondes près, j’y passais. (...) Je poursuis mon chemin, encore tout secoué. Après une heure, survient un Anniviard de Genève qui descend le Valais. Il est parti de Coire et suit l’itinéraire des cols alpins qui mène à Saint-Gingolph. Randonneur impénitent, il monte sa tente et fait sa popote tous les jours. Pendant quarante minutes, nous échangeons nos impressions et nos bons conseils, sous la pluie et face au vide. (...)

 

Marie-France de Meuron: Quelle relation entre une guêpe et un virus couronné? Au premier abord, autant l'une est ailée, autant l'autre est rampant ! Pourtant, ce sont deux entités vivantes qui obéissent aux lois du milieu ambiant physico-chimique, autrement dit de la composition chimique et des vibrations physiques du lieu où elles sont attirées ou repoussées. Cette réflexion m'est venue à la suite de la découverte d'un stand de vente de raisin en plein air, où la table de présentation était couverte de pièces de 5 centimes. La viticultrice nous expliqua qu'elle avait installé ce système et qu'aucune guêpe ne venait. (...) Il en va de même pour le coronavirus. Il s'installe avec virulence chez certaines personnes qui présentent des comorbidités, donc un terrain biochimique modifié en raison de causes variées, tant par certains éléments chimiques que par la modification du système acido-basique ou de l'ambiance électro-magnétique. D'où, par exemple les conseils d'absorber du Zinc. Vous trouverez ici des signes de la carence de cet oligoélément.

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