Jean-Michel Olivier:Un éloge bouleversant

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jm olivier.jpgJean-Michel Olivier:Un éloge bouleversant

Guy Mettan: Divagations philosophiques au pied du Nufenen

Pierre Béguin: Peur et culpabilité

Nicolas Walder: Un NON clair à l’initiative de résiliation

Maxime Provimi: Les caisses d’assurances maladie doivent participer à l’effort collectif !

Marc Schindler: Le cauchemar du 3 novembre

Pascal Décaillet: Une droite de la terre et de l'esprit

Rémi Mogenet: L'histoire de saint Louis et du Minotaure

Joseph Daher: Normalisation d’Israël après l’accord avec les Émirats Arabes Unis

 

Jean-Michel Olivier:Un éloge bouleversant (...) Éloge érotique de Richard M.*, écrit par Mariia Rybalchenko, une jeune étudiante ukrainienne venue suivre à Paris des cours de philosophie hébraïque. Même si le titre, un peu accrocheur, ne rend pas justice au roman lui-même, ce livre est une des très bonnes surprises de cette année. C'est une histoire d'amour, impossible bien sûr, entre deux solitaires, deux exilés, Mariia et Richard, 22 et 66 ans, teintée de mélancolie et de désir. Un désir fou qui donne au livre un ton charnel et désespéré. Ils se rencontrent chez une amie, puis Mariia prend les devants. Et très vite ils entrent dans une intimité étrange, de chair et de lectures, de promenades et de longues discussions. La rencontre entre deux solitudes. Comme on sait, Richard M. — autrement dit Richard Millet — est aujourd'hui l'écrivain maudit par excellence. (...)

 

Guy Mettan: Divagations philosophiques au pied du Nufenen 34e étape - Ulrichen - Vallée du Nufenen - Cabane de Corno Gries - 17 juillet 2020 (...) En principe, rien de plus simple que de mettre un pied devant l’autre. Mais quand le cœur n’y est pas, rien à faire, la machine reste à quai. En sirotant un troisième café, je me mets à philosopher. Qu’est-ce qui compte dans la marche, le chemin ou le marcheur ? Est-ce le chemin qui fait le marcheur ou le marcheur qui fait le chemin ? Est-ce la volonté du chemin ou celle du marcheur qui incite à faire le premier pas ? Les deux propositions me paraissent également vraies. La sagesse du marcheur invite à suivre le chemin et à se laisser guider par lui, sans vouloir à tout prix le dominer ou lui résister. Mais la sagesse du chemin consiste pour sa part à s’effacer devant la volonté du marcheur et à lui faciliter la tâche. A quoi servirait un chemin que personne ne voudrait emprunter ? (...)

 

Pierre Béguin: Peur et culpabilité (...) «Je veux que vous paniquiez!» (I want you to panic!), nous rabâche Greta, un slogan qui incarne la caricature même de cette peur invalidante qu’on tente de nous inoculer par tous les moyens, tout en faisant l’économie d’arguments un tant soit peu élaborés. Désolé! Moi, ce n’est pas du CO2 dont j’ai peur, mais de ceux qui ont oeuvré comme caisse de résonance, et dans leur seul intérêt, pour que cette menace parvienne aux oreilles des masses, les formatant ainsi à un comportement d’état de guerre permanent qui justifie une soumission sans réserve à l’autorité, et levant dans la foulée des hordes de prosélytes chargés de moraliser l’ordre public et culpabiliser les sceptiques. Le philosophe anglais Thomas Hobbes nous l’a enseigné il y a déjà près de 4 siècles (cf. Léviathan, 1651): au commencement était l’Effroi. Gouverner, c’est donc gouverner par la peur, grâce à la peur. On pourrait ajouter: tout comme manipuler, c’est manipuler par la culpabilité, grâce à la culpabilité… Voilà pourquoi l’invention la plus diabolique de ces dernières décennies, c’est sans conteste le politiquement correct auquel viennent s’alimenter maintenant toutes les «idéologies» qui vocifèrent sous l’étendard du Bien, ces nouvelles machines à criminaliser en perpétuelle croisade ou ingérence humanitaire. Pour combattre ces Tartuffe du XXIe siècle, l’argumentation, si elle est nécessaire, n’est de loin pas suffisante. (...)


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Nicolas Walder: Un NON clair à l’initiative de résiliation (...) Mais ne nous voilons pas la face ! Un refus tant espéré du texte le 27 septembre ne signifiera pas que tout va pour le mieux. Cela ne nierait pas que de nombreuses personnes, dans notre pays, ne bénéficient pas de la mondialisation ni de l’ouverture des marchés qui sont de plus en plus ressenties comme des menaces ou des pertes, tant économiques qu’écologiques. A Genève, nous savons parfaitement combien la frontière peut cristalliser les rancœurs d’habitant-e-s qui se sentent laissé-e?s pour compte au profit de personnes et de produits venus d’ailleurs. Pourtant, nous le savons, cette initiative ne ferait que concrétiser le rêve de l’UDC d'une Suisse sans protection sociale et recroquevillée sur elle-même. Elle n’apporterait aucune amélioration tangible pour ses habitants. (...)

 

Maxime Provimi: Les caisses d’assurances maladie doivent participer à l’effort collectif ! (...) Espérons que le Conseil fédéral fasse suffisamment pression sur les caisses d’assurances malade pour qu’elles soutiennent enfin leur assuré et prennent des mesures qui pourraient directement soulager le porte-monnaie des ménages suisses. Il ne serait pas responsable de la part de ses caisses d’assurances maladie de faire la technique de l’autruche et de refuser de contribuer à l’effort collectif pour surmonter la crise financière qui a déjà commencé à frapper notre pays. On peut espérer que la crise du COVID19 aurait mis en exergue la mauvaise façon de calculer les primes. Actuellement, les caisses d’assurances maladie font un peu ce qu’elles veulent, il n’y a pas de méthode standardisé. On comprend donc que la norme est un principe qui nous est bien cher en suisse, le principe de précaution. On regarde donc l’année écoulée, on s’enquiert de plusieurs études et statistiques et ensuite, on décide du montant de la hausse. Hausse bien sûr, car il convient d’être prudent…

 

Marc Schindler: Le cauchemar du 3 novembre Mardi 3 novembre risque d’être un cauchemar pour l’Amérique. Ce sont des experts en sécurité consultés par le New York Times qui l’affirment. Si vous adorez les scénarios catastrophe, vous allez être servis ! Les électeurs désertent les urnes à cause du virus, les votes par correspondance ne sont pas décomptés, les réseaux sociaux sont envahis par des fake news, des hackers étrangers sèment le chaos. Résultat : l’Amérique ne saura pas qui sera son prochain président : Donald Trump ou Joe Biden. Ces experts ne sont pas des rigolos. Ils ont été spécialiste en cybersécurité pour le Département d’Etat, Secrétaire à la sécurité intérieure, directeur de recherche à l’observatoire Internet à l’Université Stanford, conseillère du Département de la Défense, ancienne conseillère juridique du Département de la sécurité intérieure. Ils affirment que le show de l’élection présidentielle du 3 novembre ne se déroulera pas comme d’habitude (...)

 

Pascal Décaillet: Une droite de la terre et de l'esprit (...) Nous avons besoin d'une droite culturelle, celle qui aime la langue, la poésie, la musique. Celle qui prend le temps de se plonger dans l'Histoire, dans les textes, pour savoir de quoi elle parle. Celle qui n'a nul besoin d'épicène, ni d'inclusif, ni de toutes ces horreurs où le féminin, avec de stupides tirets, vient se surajouter au masculin, là où un neutre suffit. Nous avons besoin d'une droite nationale, intensément attachée à notre démocratie directe, absolument intransigeante sur notre souveraineté. Mais nous avons besoin, tout autant, d'une droite profondément sociale, plaçant au plus haut niveau de ses préoccupations la cohésion interne de notre pays. La course au profit et à l'argent détruit ce lien. Nous devons à tout prix le maintenir. Pas question de laisser cette ambition à la gauche. Nous avons besoin d'une droite de la patrie, des racines et de la terre. (...)

 

Rémi Mogenet: L'histoire de saint Louis et du Minotaure Récemment, j'ai assuré avoir eu une révélation sur une aventure glorieuse du roi saint Louis en Pays cathare: au-dessus du château de Peyrepertuse, dans les Corbières, est un plan rocheux incliné à l'extrême, où il s'est tenu debout pour affronter le minotaure qui terrorisait là le peuple. Le monstre demandait, comme de juste, des sacrifices de jeunes filles, étant le fils du minotaure plus connu qui logeait autrefois en Grèce, sur l'île de Crète, et que Thésée, on le sait bien, tua avec l'aide d'Ariane. Je ne sais pas à vrai dire comment il a engendré un fils, mais c'est un fait est que ce second minotaure habitait sur les rochers de Peyrepertuse, et ravageait les cités s'il n'avait pas ce qu'il voulait – aussi lui accordait-on les sacrifices demandés. (...)

 

Joseph Daher: Normalisation d’Israël après l’accord avec les Émirats Arabes Unis (...) Ces nouveaux processus de normalisations de l’État israélien démontrent à nouveau la nécessité de lier la question de la libération de la Palestine et de ses classes populaires à la libération et à l’émancipation des classes populaires de la région contre leurs classes dirigeantes ainsi que des différents impérialismes, en particulier des États-Unis et de la Russie, et forces régionales. Refusons ce nouveau processus de normalisation de l’État d’apartheid, colonial et raciste d’Israël impliquant des acteurs majeurs de la contre-révolution dans la région, comme les EAU, et les autres à suivre, en affirmant notre solidarité internationaliste avec la cause palestinienne et les soulèvements populaires de la région.

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