John Goetelen: Rivières de plastique : la pollution sans complexe

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bouteilles plastique compactées.jpgJohn Goetelen: Rivières de plastique : la pollution sans complexe

Jean-Michel Bugnion: Faire taire les scientifiques?

Marc Schindler: Les Globes de la corruptiontion

Pascal Holenweg: Mauvaise ID 

Claude Bonard: Qui se souvient encore du 3 mars 1841 ?

Cédric Ségapelli: Gilles Sebhan

Pascal Décaillet: Le foutoir de la Task Force

Maurice Ruben-Hayoun: Comment gérer le legs religieux…

JF Mabut: Bardonnex: marions-là!

Philippe Meyer: L'aviation : 2 ou 15% de la pollution ? 

 

John Goetelen: Rivières de plastique : la pollution sans complexe (...) Alors que les sacs en plastique sont de moins en moins utilisés en Europe, d’autres continents n’ont pas trouvé d’autre poubelle que les rivières et les fleuves, et donc les océans. Ce sont leurs déchets, et une partie des nôtres que nous leur envoyons pour retraitement. À part le recyclage ou la destruction thermique, il y a les décharges. En Asie, en Afrique et Amérique du sud, elles sont immenses et empiètent parfois sur les villes. Mais il y a une approche nouvelle depuis la découverte au Japon d’une enzyme, la Ideonella sakaiensis, qui décompose le plastique. Dans son état actuel elle est trop lente pour être efficace sur des montagnes de déchets. C’est pourquoi des chercheurs en Suisse travaillent à en améliorer le rendement: (...) L’Australie a mis en place depuis une quinzaine d’année des filets de rétention des déchets de plus de 5 mm. On peut les voir et en constater l’efficacité ici.  Coca-Cola teste une bouteille mixte plastique-papier, et vise le 100% recyclable.  (...) 

 

Jean-Michel Bugnion: Faire taire les scientifiques? (...) Les courants populistes représentent une rupture dans l’appréhension de la réalité : l’exigence du fait établi, de la preuve s’efface derrière la volonté de coller aux sentiments de la population, dont une bonne partie ne peut être que frustrée par les inégalités croissantes qu’amènent mondialisation et globalisation. Le discours ne s’appuie plus sur des arguments, mais des émotions et des « fake news », il flatte ou discrédite selon ses besoins. Evidemment, les scientifiques sont l’une de ses cibles préférées, comme d’ailleurs les élites, puisque ces deux groupes s’échinent à réclamer l’exigence de la raison, défendant une réalité dont les populistes ne veulent pas. Faire taire les scientifiques ? Surtout pas si nous voulons encore nous parler et nous comprendre !  (...)


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Marc Schindler: Les Globes de la corruptiontion (...)  Bon, nous ne sommes pas complètement idiots. Nous suspectons que derrière ces paillettes et ce glamour, il doit bien y avoir quelques combines pas nettes.  L’enquête du Los Angeles Times va nous ouvrir complètement les yeux. Depuis 80 ans, l’association de la presse étrangère d’Hollywood (HFPA) décerne chaque année ses Golden Globe Awards. Cela donne à ses 90 membres une influence considérable. Ils ont le privilège d’avoir un accès exclusif aux grands pontes d’Hollywood, d’être invités dans les palaces cinq étoiles avec les stars du petit écran et de recevoir de magnifiques cadeaux. Les studios, les chaînes de télévision et les célébrités d’Hollywood courtisent ces journalistes et exploitent leurs Awards pour leur stratégie commerciale. La cérémonie de remise des Golden Globes est suivie par 20 millions de téléspectateurs abonnés à des réseaux câblés payants. Cela représente un tremplin marketing pour les Oscars (...)  Mon premier rédacteur en chef avait trouvé cette forme de bon sens : vous pouvez accepter un cadeau si vous pouvez en parler à vos collègues !

 

Pascal Holenweg: Mauvaise ID (...) Dès lors, de deux choses l'une : ou bien l'ID électronique est un véritable passeport numérique, permettant par exemple de voter, et il est inacceptable d'envisager en confier la fourniture à des privés et d'accepter un "tout numérique" discriminatoire, ou bien elle n'est qu'un login comme les autres, même si elle en remplace de nombreux, et la loi est superfétatoire. Et dans les deux cas, un seul vote s'impose : "non" à l'E-ID ! La délivrance et la garantie de l'identité des personnes, même sous forme virtuelle, doit rester exclusivement en main publique : les cantons et les grandes villes ont les moyens et les compétences de fournir à leurs habitants les dispositifs d'e-ID. Schaffhouse le fait déjà, la ville de Zoug et le Liechtenstein aussi, et l'administration cantonale genevoise par ses « e-Démarches ». Ce n'est pas qu'on nourrisse une confiance aveugle et absolue en l'Etat (fédéral ou cantonal), c'est seulement que sur lui, on dispose encore, en démocratie même relative, de quelques moyens de contrôle (...)

 

Claude Bonard: Qui se souvient encore du 3 mars 1841 ? Le 3 mars 1841, " l'Association du Trois-Mars ", qui regroupe une partie de la Genève économique et intellectuelle, voit le jour. Ce groupe de pression politique prône la suppression du suffrage censitaire, la réduction du nombre des membres du Conseil d'Etat et du Conseil représentatif (organe législatif) et demande un accroissement des compétences de ce dernier en matière législative et budgétaire. Le 22 novembre 1841, au terme d'une manifestation populaire sur la Treille lors d'une session parlementaire du Conseil représentatif, les autorités cèdent à la pression populaire et acceptent de convoquer une assemblée constituante. La nouvelle Constitution genevoise, adoptée en votation populaire le 7 juin 1842, est en partie l'œuvre de James Fazy qui fut membre de la Constituante puis élu au Grand Conseil. La loi fondamentale de 1842 établit le suffrage universel, garantit le droit de pétition et diminue le nombre des Conseillers d'Etat et des députés au Grand Conseil qui remplace l'ancien Conseil représentatif et se voit doté de réelles prérogatives législatives; ça vaut bien quelques fleurs dans la cour de l'Hôtel-de-Ville ! 

 

Cédric Ségapelli: Gilles Sebhan Romans, essais, biographies, après une dizaine d'ouvrages où Gilles Sebhan aborde les thèmes de la transgression, de la marginalité et de la criminalité c'est désormais par le prisme de la littérature noire qu'il évoque ces sujets autour d'une série policière mettant en scène le lieutenant de police Dapper plongé dans l'univers étrange d'un établissement psychiatrique pour enfants. C'est tout d'abord avec Cirque Mort que l'on faisait connaissance avec cet enquêteur désemparé tentant par tous les moyens de retrouver Théo, son fils kidnappé, et qui va recevoir l'aide inattendue d'Ilyas, enfant ambivalent et mutique qui semble doté d'une perception hors norme lui permettant de régner sur les jeunes patients internés au sein de l'unité psychiatrique. Il sera encore une fois question d'enlèvements avec La Folie Tristan, second ouvrage de la série, nous permettant d'en savoir davantage sur les liens qui régissent les petits patients du docteur Tristan, psychiatre controversé, régnant sans partage sur son petit royaume des insensés, expression équivoque qui donne désormais son titre à la série. Comme pour clôturer cet univers oppressant et énigmatique, Feu Le Royaume s'articule autour d'un tueur en série en cavale qui souhaite régler ses comptes avec le lieutenant Dapper, responsable de son incarcération. (...)

 

Pascal Décaillet: Le foutoir de la Task Force Demander à la Task Force de se la coincer, cela n'a strictement rien à voir avec une restriction de la liberté de parole des scientifiques. En démocratie, il ne saurait d'ailleurs exister, spécifiquement, de "liberté de la parole des scientifiques". Mais une liberté de parole générale pour toutes les citoyennes, tous les citoyens. Y compris, parmi tous les autres, les scientifiques. J'entends pas là que leur savoir ne leur confère nulle liberté de parole supplémentaire à celle du profane. La Task Force, en tant que telle, n'a pas à donner son opinion au grand public, encore moins à organiser des conférences de presse. Elle est un organe du Conseil fédéral, ses membres sont rétribués, ils ont une mission : donner au gouvernement les meilleures informations pour combattre le virus. L'officier de renseignements nourrit le dossier de son chef, il ne s'adresse qu'à lui. (...)

 

Maurice Ruben-Hayoun: Comment gérer le legs religieux… (...) Depuis l’époque de la Renaissance, la critique biblique a disséqué la conception religieuse de la vie et de l’univers, reléguant à l’arrière-plan les dogmes religieux. Notamment la preuve par le miracle qui fut le plus puissant pilier de la foi. La science moderne a fait litière de tout cela. Mais cette évolution ne s’est pas faite sans douleur. (...) Nous ne sommes plus au temps d’Auguste Comte et de la strate théologique de la culture. Mais il est vrai qu’hormis la culture judéo-chrétienne, vous ne trouverez nulle part ailleurs la proclamation de «la mort de Dieu» . C’est cela que les opposants nous reprochent comme étant un aveuglement. Dans l’édifice social fidéiste, Dieu est le garant de la vérité, l’étape ultime de la pensée, le vérificateur suprême. Si vous adhérez de toutes les fibres de votre être à cette conception de la vie et du monde, vous ne pouvez pas vivre harmonieusement dans l’Europe de notre temps. La question est de savoir comment gérer notre legs, notre patrimoine religieux. Certains ont prôné une sorte de philosophie de la religion, interprétant allégoriquement les dogmes religieux et faisant de la religion un instrument aidant à régir les masses incultes. Ce schéma adopté par les élites médiévales des trois monothéismes n’a plus cours. Nous manquons cruellement d’une idéologie nouvelle, éclairante, fondatrice d’identité et formatrice d’opinion. Alors, comment faire pour que la France redevienne la France de toujours ? Je me demande parfois si la France va rester la France tant l’édifice prend l’eau de toutes parts. 

 

JF Mabut: Bardonnex: marions-là! La Constitution genevoise dit que le Conseil d'Etat encourage la fusion des communes. Sans attendre, Bardonnex devrait sérieusement réfléchir à se remarier avec sa ou ses voisines avec lesquelles, sous la dénomination commune de Compesières, elle faisait ménage commun aux XIXe siècle (Perly-Certoux jusqu'en 1821, Plan-Le s-Ouates jusqu'en 1851)*. Est-ce que le plan directeur communal, dont la révision a commencé en 2015 et dont la consultation publique a duré un moi et est close depuis le 27 février, serait différent dans la perspective d'un mariage de raison à l'horizon 2030? Sans doute. Démonstration. (...) 

 

Philippe Meyer: L'aviation : 2 ou 15% de la pollution ? (...) Car la réalité scientifique, la voici : La totalité des émissions de CO2 des avions en vol représentent 915 millions de tonnes. Ce chiffre est très facile à calculer : les compagnies aériennes achètent du carburant qu’elles consomment ensuite. Ces émissions directes représentent 90% du bilan carbone de l’aviation. A cela il faut ajouter 8% (81 millions de tonnes) représentant la part de la production du carburant et à son acheminement sur les aéroports. Il reste encore 2% (20 millions de tonnes) lié à la construction des aéroports et des avions ainsi qu’au recyclage de ces derniers. Ce qui donne au total 1'016 millions de tonnes de CO2 produites chaque année par l’aviation. Si l’on ramène ce chiffre à la production mondiale de CO2 équivalente à plus de 43 milliards de tonnes, on se retrouve, pour le secteur aéronautique, avec un total de 2,36% du CO2 émis dans le monde. Ainsi, tous les chiffres que vous pouvez entendre qui dépassent 2,4% sont mensongers. (...) 

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