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  • Vincent Schmid: Le père effacé

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    famille sans père homo lesbienne pma.jpgVincent Schmid: Le père effacé (...) Ce qui passe à la trappe évidemment, c’est le souci d’autrui que l’on appelait autrefois la responsabilité envers le prochain. A commencer par ces très petits prochains que sont les enfants en gestation. Que leur répondra-t-on le jour ou ils demanderont : Pourquoi m’avez-vous volontairement privé de père ? Je ne voudrais pas être à la place de ceux qui devront répondre. (...) Mettre un enfant au monde est une responsabilité considérable, presque un pari, rien n’est gagné à l’avance. L’éducation est un travail exigeant qui requiert sacrifice et don de soi. Les déconvenues et les conflits, parfois durables, ne sont pas exclus. Je pense à cette grand-mère qui me confia, un jour, réaliste: les enfants, c’est beaucoup d’inquiétude… Donc un père et une mère ne sont pas de trop pour faire face à cette inquiétude. C’est pourquoi, avant d’autoriser une fuite en avant sans visibilité, il eût été sage d’invoquer le principe de précaution, pour une fois largement justifié. (...) Tu aimeras ton prochain comme toi-même est devenu : aime-toi toi-même et peu importe le prochain....

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  • Jean-Dominique Michel: Les 6 premiers mois d’une relation sont basés sur… un fantasme neuronal !

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    cerveau et coeur dessin.jpgJean-Dominique Michel: Les 6 premiers mois d’une relation sont basés sur… un fantasme neuronal ! Le cerveau n'a pas le choix. Il examine une personne et évalue la probabilité de recevoir d’elle une récompense agréable ou si au contraire elle constitue une menace potentielle (ou à tout le moins, une nuisance !) (...) Existe-t-il un moyen de suspendre ces fantasmes et ces peurs, pour vous permettre d'être mieux en contact avec la réalité dans le moment présent ? Oui, mais vous devez activer une autre partie de votre cerveau (le Réseau de Salience) qui a la capacité d'observer et d'évaluer d'une manière qui est beaucoup plus proche de votre vérité émotionnelle. Cette activation se produit lorsque nous prenons quelques minutes pour nous détendre profondément et observer avec une attention bienveillante les pensées, sentiments, fantasmes et désirs qui flottent dans notre esprit. Il s’agit d’un état de calme et de sérénité. D’un point de vue neuroscientifique, cette qualité de conscience réflexive crée un équilibre entre les principaux réseaux dans votre cerveau. Vous devenez moins réactif émotionnellement et plus capable de ressentir de l'empathie, laquelle constitue le meilleur outil pour découvrir comment l'autre personne pense et se sent. Suggestion : La prochaine fois que vous rencontrez quelqu'un de nouveau (ou même quelqu'un que vous connaissez bien), voyez si vous pouvez reconnaître et interrompre vos propres projections à son sujet (sentiments, croyances et processus de pensée discursive) pendant seulement 60 secondes. Vous verrez alors cette personne différemment, et d'une manière qui rendra une bonne relation meilleure et une mauvaise relation plus courte !

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  • Marie-France de Meuron: Pénurie de médicaments, quel en est le sens?

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    Pierre Kunz: La biodiversité peut attendre, pas le climat. Jean-Michel Olivier: Hommage à Marie Gaulis (1965-2019). Guy Mettan: Planète bleue en campagne, le tour des communes genevoises à pied. Valentin Dujoux: Les larmes de crocodile des lobbys d’un autre âge, et si on en parlait ? Maurice-Ruben Hayoun: La villa SAYER Le Bauhaus au cœur du bocage normand…

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  • Guy Mettan: Adieux au Club suisse de la presse (et à ceux qui veulent sa peau)

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    mettan guy 2020.jpgGuy Mettan: Adieux au Club suisse de la presse (et à ceux qui veulent sa peau) Ce soir est évidemment un moment émouvant pour moi puisque je vais quitter mes fonctions au Club suisse de la presse. Cela fera en effet 25 ans en décembre prochain que je me suis engagé dans cette aventure, de 1994 à 1997 comme président et fondateur, de 1998 à 2000 comme président et directeur, et depuis lors comme directeur exécutif. Durant toutes ces années, le Club suisse de la presse aura organisé près de 2500 événements liés à la presse, aux médias et à la Genève internationale. Des dizaines de chefs d'Etat et des milliers de personnes ont défilé dans nos murs et des dizaines de milliers d’articles et d’interviews ont été publiés dans les divers médias de Suisse et du monde et certains posts ont fait des millions de vues. Je rappelle à ce propos que le Club suisse de la presse a été créé avec le soutien et à la demande du Conseil d'Etat et de la Confédération et que celui-ci est acté dans la convention de siège de l'OMC à Genève en 1993 et fait donc partie des obligations légales fédérales et cantonales. De même qu'il est expressément mentionné à hauteur de 30 000 francs dans le dernier message du conseil fédéral sur la Genève international que les chambres fédérales viennent d'approuver. (...) Cela étant dit, je ne suis pas dupe. 25 ans, c’est long, et beaucoup trop long pour certains, qui ont dû pousser un ouf de soulagement en apprenant la nouvelle de mon départ. (...) Ce que je n’avais pas anticipé en revanche (...)

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  • Arnaud Cerutti: Plaidoyer pour la Laver Cup

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    laver cup nadal federer reuters.jpgArnaud Cerutti: Plaidoyer pour la Laver Cup (...) Pour en revenir à ce qui nous intéresse, la Laver Cup donc, elle a d’abord été un sujet de curiosité. Puis elle s’est vite installée comme un enjeu de divisions. Il y a en effet ceux qui adorent et ceux qui détestent. Pas de demi-mesure. Ceux qui adorent parce que les matches sont disputés, parce que les gars prennent le week-end au sérieux, parce que quelques-uns des meilleurs joueurs s’affrontent et parce que Roger Federer est derrière l’événement. Et ceux qui détestent parce qu’ils trouvent que c’est surjoué, qu’ils estiment que les matches sont truqués, qu’ils trouvent qu’il y a un gros déséquilibre entre la Team Europe et la Team Monde. Et qui détestent justement parce que le (toujours) plus grand joueur de l’histoire est derrière l’événement. (...) A l’heure de l’analyse, il ne faut surtout pas oublier que ces mecs-là, ces jeunes-là, n’ont aucune envie de se ridiculiser devant leurs idoles (Federer, Nadal...), n’ont aucune envie de se prendre une gifle en mondovision (il n’y a pas que Léman Bleu qui diffuse l’événement). Non, au contraire ces gars-là sont en quête d’une notoriété, d’un futur, en quête d’un public susceptible de les adopter dans ce qui sera tout bientôt l’ère post Federer-Nadal. Ils se doivent de réussir. De marquer les esprits. Il n’y a rien de truqué dans cette détermination, dans cette envie. Qui, d’ailleurs, n’a pas un jour rêvé d’évoluer sous les yeux et/ou aux côtés de son idole? Soyons sérieux… Plus loin, oui il y a effectivement un déséquilibre entre l’Europe et le Monde. Mais qu’y peuvent les organisateurs sachant qu’actuellement le tennis hors Europe est à la traîne? (...)

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